La Magie de Poudlard

Nous sommes ravis de vous retrouver pour cette nouvelle année à Poudlard ! Nous espérons que l'école sera à la hauteur de vos attentes comme vous serez à la hauteur des siennes.
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Fiction de: Février, Mars, Avril, Mai 2011 (10)

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MessageSujet: Fiction de: Février, Mars, Avril, Mai 2011 (10) Mer 5 Sep - 15:43

Article posté par lilo.
Paru le mercredi 16 février 2011 à 19:08
Vu 69 fois.
Note : (2 votes)


Il aimait la mort, elle aimait la vie




Il planait. Oui, en fait il ne ressentait plus rien. Ses cheveux roulent dans ses mains, ses doigts encore serrés sur son tee-shirt, tombent, glacés.
Morte.
Et lui il vivait ! Il vivait car il lui avait promis, mais en ce moment, il se sentait plus proche de la mort comme jamais. Comment vivre alors que votre cœur s’est arrêté de battre ?
Quand le seul fil qui vous maintient à la vie se casse, laissant une marionnette inanimée comme homme. En fait, il aimerait se retourner vers tous ses visages qui les observent. Vers tous ces gens qui les dévisagent, qui compatissent sans comprendre ce qu’il éprouve en ce moment. Mais il ne peut que contempler ce visage qui l’obsède et le dégoute à la fois. C’était lui qui devait être pris dans les voiles de l’éternel sommeil. Pas elle.
Elle avait le visage du bonheur alors qu’il n’était que le miroir de la maussaderie. Elle avait ses joues pleines et rouges, ses grands yeux bleus qui criaient amour et cette voix qui disait oui à la vie. Lui avec cette mâchoire de l’homme loup, ce regard qui vous glaçait et cette sensation de cœur mort dans sa poitrine. En fait, avant de la connaître il était déjà mort.
Il avait reçu son cœur et l’avait délicatement posé dans sa poitrine pour l’entendre battre à l’unisson du sien. Il aurait bien fait partager cette sensation avec elle mais son cœur était une horloge dont les battements indiquaient les secondes et il n’aurait pus la satisfaire.
La pluie glace plus vite son corps déjà froid.
Ce froid malade et cette glace qui le transperce alors que ses yeux se ferment, comme une poupée froide. A cet instant, elle ressemblait plus que jamais à une petite fille. Mais dans ces yeux immobiles, nulle étincelle qui la trahirait.

En ce moment, il espérait qu’elle se lève et lui sauterait au coup. Qu’elle lui plante un baiser sucré sur sa barbe naissante et qu’elle parte courir, loin. Très loin, sous le regard de ces idiots qui les regardaient, rependant des murmures d’affolement et de désolation.

Aujourd'hui, le garçon torturé vit pour elle. Puisque la fille, pour lui, a rendu ses ailes... Il aimait la mort, elle aimait la vie. il vivait pour elle, elle est morte pour lui.


Italique : Shakespeare


Article posté par lilo.
Paru le samedi 5 mars 2011 à 12:44
Vu 27 fois.
Note : (2 votes)


Capturée






- Nom ?

- Bellatrix Black, Sang Pur.

- Epouse de ... ?

- Rodolphus Lestrange, Sang Pur.

- Délit ?

- Meurtre et utilisation du Sortilège de Doloris jusqu'à la folie chez les Aurors Frank et Alice Londubat.

- Peine ?

- La Prison à vie.

Le son de la phrase résonnait dans ma tête. Tandis que deux personnes m'approchaient, j'étais incapable de bouger, de parler, je ressentais juste la souffrance dans tout mon être. J'avais l'impression de planer dans un monde de douleur et ressentais chaque mouvement brusque, chaque
coups. Entendais les rires gras et monstrueux de mes gardes. Ils me trainaient, je sentais le poids des chaines sur mes mains écorchées à vif et poisseuse de sang. Je sentais mes pieds trainer dans la poussière et qui appelaient à l'aide et la sentence de mort sur mes épaules pesait lourdement. Je sentais tous, ne voyais rien. Ma vue était brouillée par un océan de pleurs et de caprices. Je voulais vivre. Je voulais encore respirer, inhaler le péché et goûter au meurtre. Poème si doux à retenir que cette formule, mot si facile à magner, souffrance si vivement faite. Je sentais le froid s'infiltrer dans mon corps tandis que je m'éloignais du patronus et me rapprochais de ces créatures infectes qui vous bouffaient l'âme. Mon cœur se glaçait, encore fallait-il que j'en avais un, mais la morsure givrée me rappelait qu'il était là, battant à tout rompre face à la peur. Ils me jetèrent par terre, comme si j'étais une vermine, une charge trop lourde et peu importante, comme un rien qu'on devait oublier. Je sentais mon corps bondir et me jeter sur les portes de fers qui se refermaient. Je sortais mes griffes, mordant l'air et insultant les étoiles. Je voulais sortir, je sentais que j’allais crever comme un rien dans cet endroit. Je voyais déjà mon corps décrépit se refermer sur lui même abandonnant toute humanité. Je me voyais me tordre de douleur tandis que je repassais leur mort douloureuse dans ma tête comme un film sans fin. Je me voyais prier le ciel d'en finir et de m'achever. Je n'en voulais pas de cette prison. Je n'en voulais pas de ces rêves d'escapades. Je ne voulais que mourir sur ces dalles et abandonner tout espoir de revoir le ciel azur au goût candide. Je
devenais folle.
Et je rêvais de liberté.


Article posté par lilo.
Paru le samedi 5 mars 2011 à 13:05
Vu 15 fois.


Il était un Coeur







Le monde n'est qu'une série de coup dur, de maltraitance et d'ignorance. Alors qu'il était assis entre les débris de sa colère, toute sensation de haine ayant disparue de son corps, il contemplais, immobile, les dégâts de sa violence. Cette carapace d'homme froid, il n'en pouvait plus, ces regards de reproches, ce sentiment de dégout, cette immonde chose qu'il portait sur son bras l’insupportait. Il aurait voulut s'arracher le bras et le jeter au loin. Dans sa bouche, le goût amer de la mort et le fait que son âme sera toujours tachée de noire. Le fait qu'il soit né coupable et qu'il mourra, aussi coupable qu'il est né. Il mourra sous les regards haineux en espérant juste qu'elle lui pardonnera. Il s'en fiche tant qu'elle lui pardonne. Tout ce qu'il veut c'est la revoir au Paradis. Il ne demande qu'une poignée de secondes. Rien de plus. Et il partirait loin de tout. Loin de Voldemort, de son
passé. Loin de lui même, oubliant même son être et son amour pour Elle. Lily, le nom glisse sur la langue comme un bonbon savoureux pour exploser dans la bouche et se répendre dans le monde grâce à un murmure. Le chuchotis de ses paroles lui reviennent, la goût de son âme et la saveur de son être se répendent dans tout son corps. Comment a-t-il put se faire appliquer cette marque sur le bras en oubliant une seconde Lily et l'amour qu'il portait pour elle. Il ne l'avait jamais oublié, traquant les sangs de bourbes en espérant qu'elle ne serait pas la prochaine sur la liste. Et puis, une embuscade et elle était là, il la voit mais elle ne peut le reconnaître sous son masque. Elle attaque, il part. Elle vociférait ses sorts, le traitait de minable et sur son visage d'ange s'était peint la haine. Il n'avait pu lui faire du mal, allant même jusqu'à souffrir du Doloris lancer par SA baguette alors
qu'elle ne savait pas qui il était. Il avait été laissé là et avait assisté aux embrassades des vainqueurs. Aux embrassades de Lily Evans et James Potter.

Une Larme glisse. Une seule parcoure le son nez aquilin et se dépose sur le sol avec douleur. Elle s'éparpille et meurt, comme le cœur de l'homme des cachots.



Article posté par lilo.
Paru le samedi 5 mars 2011 à 13:44
Vu 12 fois.


Isold, Fille des Glaces



Isold, fille des glaces. C’est un nom bien froid pour une jeune fille dont les grands yeux bleus aux pupilles claires reflètent la joie de son sourire. Parlons de ce sourire justement, c’est celui qu’on voit éclore au matin mais qui ne se fane jamais, sauf pour la perte d’un être cher. C’est celui qui reste, alors qu’elle veut se faire pardonner et obtenir quelque chose et nous, pauvre individus, devenons bien faibles en regardant cette petite fille dont les lèvres poisseuses par le sucre se posent sur vos joues. Elle a le naturel de bonheur et ses cheveux blonds qui peuvent sembler terne dans l’ombre, sont comme une auréole au soleil, et c’est là que nous vient l’envie de couper quelques mèches de ses cheveux d’anges. C’est la petite fille par excellence qui baisse ses yeux quand on l’a gronde, parsemant ses joues de poupée russe de cils longs et fins qui balayent sa peau encore pure.
Quand ces yeux laissent échapper quelques perles d’argents, on se précipite pour les prendre et les jeter au loin, pour ensuite la serrer et prendre toute la peur ou douleur qui s’incruste en elle.

Elle peut paraître simple, mais je sais que son âme est un trésor bien gardé. Elle sait trouver les mots qui font le bien, comme le mal. Elle a une langue aiguisée qui compense sa susceptibilité, qui est un de ses nombreux défauts mais qui fait d’elle une petite fille rêveuse et sensible à la moue boudeuse, mi-pêche, mi-raisin. Elle a peur qu’on l’oublie, pourtant je peux être sûre d’une chose.

Son visage est un endroit qui a marqué ma vie.

Article posté par lilo.
Paru le samedi 5 mars 2011 à 13:46
Vu 22 fois.


Celle qui avait peur des Rêves






C'est vert. Une immensité de d'arbres et de plantes m'entourent. Il y a de la lumière. Oui, il y a forcement de la lumière puisque les ombres des feuilles découpent le sol en un immense puzzle. Et puis il y a de l'eau aussi. J'entends. Enfin, c'est l'idée d'un son. Car je ne sais pas si je rêve où je vis. J'ai toujours eut peur des rêves. Et quand je me réveillerai, il faudra que je donne de mon sang. Pour que cela n'arrive pas. Pour que je reste pas enfermée dans cet endroit.
Mes pensées n'ont jamais été belles. Je le savais. Mon système est structuré, sans fantaisie. Sans adjectifs compliqués. Je n'avais jamais sut magner les mots. De tout de façon, à quoi bon ? Puisque si je laisse mon imagination voler, je rêverais. Et si ce rêve est moche, il ne faut pas qu'il devienne réalité. Alors je donne de mon sang. Un tout petit peu. Pour calmer la Mort.

Je me lève et m'approche du son de l'eau. Me connaissant, je heurterais une pierre et me noierais. Je devrais passer au de là de l'affreuse sensation d'asphyxie et me réveiller, tremblante et pleine de sueur. Alors, je prendrais des ciseaux et je m'entaillerais la main. Mais des fois ce n'est pas
obligé, je peux seulement rouvrir l'ancienne plaie et laisser le sang perler.

Au fil de mes pensées, je m'étais rapprochée de l'eau et regardait ma tenue. C'était une grosse combinaison noire, même si c'était le blouson qui me donnait cette sensation d'être épaisse. Je me
penchais vers l'eau et pris le liquide avec mes mains tandis qu'il se faufilant entre les rides de ma paume, s'évadant pour fuir ma bouche. Quand les maigres gouttes tombèrent sur ma langue, je sentis à quel point j'avais soif et je replongeais les mains dans l'étendue glacée. Dans cet endroit paisible, il n'y avait pas un bruit, pas un mouvement, pas de danger. C'était presque étrange de s'y sentir bien car j'avais l'impression que tout était faux, du ciel jusqu'à l'air qui rentrait dans mes poumons, me soulageant sans m'apporter une grande satisfaction.

- Aïe !

Je me retourne et regarde autour de moi. Cette voix me semblait humaine, elle n'était pas étrange où anormal, elle me paraissant vraiment réelle.

- Vous êtes où ?

Elle ne répondit pas, puis je vis plusieurs plantes se balancer, puis s'écarter pour laisser place à une étrange jeune fille aux cheveux châtains sales. Vous savez ? Cette teinte sans description où s'éparpille quelques mèches blondes et brunes dans un amas de couleur indescriptible. La jeune femme avait un visage rond et souriant, de grand yeux clairs et une poitrine abondante que laissait voir sa chemise. Elle se rapprocha de moi et sous mon oeil interrogatif, elle me scruta puis me pinça.

- Ehhh !

La douleur aigue ne dura que quelques secondes, puis la jeune fille chuchota quelques mots secouant sa chevelure ondulée. Quand elle se déplaçait, ses bracelets, ses bagues et ses colliers se rencontraient, rajoutant du son là où il n'y avait plus rien. Tandis que je regardais l'eau, elle se redressa puis m'aborda, souriante.

- C'est bon ! Tu n'es pas un esprit, je ne dors pas puisque sinon j'aurai disparue quand je t'ai pincé et je viens de tracer un cercle protecteur autour de nous pour que des être maléfiques ne rentrent pas. Au fait, je m'appelle Judith.



Je plisse le front, habitude qu'il m'était venu après plusieurs heures sur un contrôle de maths. Judith était quelqu'un de fou. Mais en temps que personne qui donne son sang pour que ses rêves ne se réalisent pas, je ne pouvais pas dire qu'elle était folle. J'avais peur des rêves, elle avait peur des esprits.

Article posté par lilo.
Paru le dimanche 3 avril 2011 à 13:53
Vu 58 fois.
Note : (2 votes)


La folie de ma mère






La folie de ma mère.


- Neville ?

Je lève mes yeux vers le portrait du vieil homme mort. Ses yeux bleus me traversent derrière ses lunettes demi-lune comme un rayon X. Mais maintenant, je commençais à avoir l'habitude...

- J'aimerai que tu ailles regarder les derniers souvenirs qui sont tombés dans ma pensine.

Je me lève, les mains en sang et le visage boursouflé. Je sens quelque chose dans ma main. Y jetant un coup d’œil, j'entrevois le sang qui macule l'épée de Gryffondor. Puis, sans raisons apparents, je lâche l'épée qui tombe avec fracas sur le sol. Lentement et avec difficulté je gagne le récipient remplis d'eau trouble. Dans ce liquide, de la fumée se mélange entre elle, faisant jaillir des souvenirs à la surface de temps en temps. Je regarde une dernière fois le professeur Dumbledore
qui m'incite à plonger. Cet à ce moment que je me rends compte du ridicule de la situation. Je venais de mener une guerre contre le Seigneur des Ténèbres, détruis un Horcruxe, tuer pas mal de personne, et torturer quelques autres inconnus cachés derrière un masque. Et maintenant ? Maintenant je devais plonger dans une bassine beaucoup plus petite que moi et contempler les épaves de souvenirs d'un vieux fou. J'éclate de rire, me faisant venir les larmes aux yeux. Puis je plonge, et au moment où je sens le glacé de l'eau me transpercer la peau, j'entends sa voix grave et bienveillante. Ou peut-être que je crois l'entendre ?
Je me sens tomber dans un gouffre sans fin. Je suis dans une pièce sale mais chaleureuse. Des monceaux de parchemin règnent un peu partout. Je sens une odeur de brûlé qui se confirme par les traces sur le parquet autrefois vernis. Je me lève, tremblant à l'idée de ce que j'allais voir. Marchant doucement, je m'arrête aussitôt quand je fais couiner quelque chose sous mes pas. Un débris de girafe se tient là, me regardant de ses yeux de billes suppliants. Puis je l'entends, la
voix...
- Aaaaaaaaaaaahhhhh. Je ne sais rien ! Je ne sais rien... Ahhhh ! Arrêtez, je vous en supplie !

Je sais que ce n'est qu'un souvenir. Mais je sens mon corps se propulser vers la source, je sens que je dois y courir. Je grimpe à l'escalier, je sens le sang me battre les tempes. J'ai l'impression que je vais exploser. La femme continue de crier, vite rejoins par les cris d'un homme. J'ai peur d'ouvrir. De découvrir ce qui va arriver. Mais sans le vouloir, ma main renverse le battant. Et je la vois. Son visage rond reposant sur le sol, les cris transperçant le papier peint de la pièce. Ses poings tapants sur le sol. Ses yeux qui me regardent. Et puis la douleur qui traverse sa voie quand elle hurle qu'elle ne sait rien. Sa main qui cherche sa baguette et les pleurs qui coulent sur ces joues rondes. Et puis il y a Elle ! Elle qui lance le sortilège. Elle qui est joyeuse, elle qui est contente de ce qu'elle fait. Elle qui détruit ma mère. Elle qui est entrain de la torturer. Je me jette sur elle mais je ne fais que l'a traverser. Et je repasse plusieurs fois. Je ne la laisserai pas gagner. Je ne la laisserai pas faire du mal à ma mère. Je la transperce de mes poings mais elle rit l'idiote ! Elle rit, elle exulte ! Elle aime la souffrance, elle jubile à cette idée. Et moi je crève petit à petit car je ressens ce que sens ma mère. Je tombe, impuissant sur le parquet saccagé. Et je pleure comme un gosse. Je sens les perles d'argents me brûler la peau, traçant les sillons douloureux sur ma peau meurtrie. Je tape du poing sur le sol, lachant tout la rancœur qui existe en mot.

- Maman... Papa... Arrêtez d'avoir mal.

Mais non, malgré mes suppliques, ils sont toujours aussi impuissants. Je vois le corps se crisper sous la douleur. Je vois tout au ralentit. J'entends tout comme si j'étais sourd. La main de ma mère qui atteint presque sa baguette, aussi tôt jeté loin par un masqué. Et puis je vois sa cage thoracique se relever tout doucement, mais bruyamment je crois. Bellatrix a arrêtée mais ma mère pleure encore. Doucement, Bellatrix s'approche d'elle et sort un couteau. Je la vois taillader la peau de ma
mère mais je ne peux rien faire. Et alors que l'étincelle dans les yeux de maman est morte, la sanguinaire part, laissant perler le sang sur les bras de la femme la plus courageuse que je n'ai jamais connue.
Son sourire qui s'estompe petit à petit, ses yeux qui perdent leur éclat, sa main qui se détend. Et puis l'inscription.

- Folle.

Ma mère regarde l'inscription et elle hurle encore plus. J'assiste à la fin de la femme que j'aimais le plus au monde. J'assiste à la folie de ma mère.
J'aurai aimé la faire souffrir autant qu'elle l'avait fait souffrir.
Je me lève et rebascule dans la réalité. Recroquevillé sur le sol du bureau du directeur, je croasse lamentablement, furieux contre tout, pleurant pour tout.

- Pourquoi ...

- Pour que tu ne deviennes pas comme eux Neville. Pour que tu saches ce que ça fait de torturer les gens. Pour que tu te rappelles que eux aussi ont une famille.





Article posté par lilo.
Paru le dimanche 8 mai 2011 à 15:30
Vu 12 fois.
Note : (1 vote)


Un jouet en haut de l'armoire






Prune est un garçon. Fait de poils, de coton, de verre & d'amour. Longtemps ami fidèle, voilà que le nounours se retrouve en haut de l'armoire. Meilleur ami de toujours, fidèle gardien des secrets de son possesseur, le doudou avale la poussière et s'effrite la voix. Il a beau se consoler et se dire qu'il à été le dernier à rejoindre l'armoire, il est triste. Là-haut, tout le monde l'envie, tout le monde le hait, le bouscule. Et lorsqu'il adresse une dernière supplique à son maître bien aimé, celui ci est bien trop occupé à taper sur les touches en plastique d'un clavier bruyant, révélant au monde entier sur un blog entretenu tout ses déboires d'enfance, qu'il avait chuchoté à l'oreille de son plus fidèle compagnon.

Alors, le nounours s'adresse aux étoiles, qui hautaines font comme si il n'existait pas, lui le pauvre
bout de peluche autrefois si important.

- Lueur d'espoir dans le ciel, flambeaux immortels mais vacillants, faites en sorte qu'un jour, on me resserre dans des bras. Faites qu'un jour, je puisse redevenir couvert de boue, avoir des taches de glace sur le bout du nez, et sentir l'enfant auquel j'appartiens. Je n'en peux plus de la poussière
qui s'amasse, de ne plus avoir de taches et sentir la vanille du lave linge.

Si Prune avait pu pleurer, il l'aurait fait. Mais ses yeux de verre ne pouvaient que refléter les arrogants astres qui préféraient aduler leur reflet dans l'eau que de réaliser ses souhaits. Il remonta sur son armoire et les jours passèrent. Les années peut être, Prune ne comptait plus. Assis à l'écart des autres doudous, il rêve d'un autre monde où il y aurait de la barba papa tous les jours,
des joues rouges et plus jamais de rouge à lèvre et de vernis à ongle. Où la technologie serait bannie et où tout le monde resterait enfant.

La poussière s'amasse encore et encore, recouvrant le nounours et le parant d'une robe grise. Le doudou aimerait hurler son injustice, mais dans l'ombre il ne peut que se taire et se casser la voix. C'est au dessus de l'armoire que surgisse les monstres du passé, les cauchemars de moments qu'il aurait voulu oublier. Il pleure de l'intérieur, on peut voir du haut de son piédestal ses yeux qui perdent leur brillance et se fondent dans le gris ambiant. Vêtu de quelques lambeaux de la
même couleur, il attend des jours meilleurs.

Un jour, on l'attrapa, le prit par le pied et le fourra dans un carton. Dans la fente de ce carton bondé, il voyait tout et quand le couvercle se referma, le noir fut complet. À jamais.

" Nous finissons tous dans des petites boîtes ".


Article posté par lilo.
Paru le samedi 14 mai 2011 à 11:06
Vu 9 fois.


Eternel crépuscule



Je tremble de tout mon corps, la main ensanglanté et immobile, je me redresse, mon cou baissé comme si j'acceptais la sentence. La main froide et meurtrière de mon nouveau "maître" tape trois fois dans les mains alors que ses disciples sifflent et rient de façon monstrueuse. Mais je n'en n'ai que faire. Je revois chacune de leur mort comme un défilé morbide.

Morgane qui crève dans une chambre trop propre et trop luxueuse, alors qu'elle perdait tout son sang et sa vie. Ma petite Gany, je t'aime et je promets je ferai regretter chaque jour à Greyback
de t'avoir tuée. Tu sais, je te vois encore la nuit, je hurle ton nom comme si c'était la dernière chose à laquelle je pouvais m'accrocher. Comme une mince lumière de paix dans un ciel déchiré par le noir vil de la guerre. Je sais que tu seras là avec ton sourire mince et amusé.
Alors, apporte-moi le courage dont j'ai toujours manqué, je sais que tu le possède caché en toi.

- Morgane, je suis désolée.

Puis il y a toi Alina, toi et ton visage de poupée russe aux boucles rondes et relevées. Je n'ai pas assister à ta mort mais je sais qui a ôté l'étoile qui brillait dans tes yeux. Je te revois encore, dans ton cercueil de verre, telle blanche neige qui attendait d'être embrasser. Tu as toujours rêver du grand amour mon Alina, j'espère juste que ce sentiment empoisonné ne t'a pas quitté. On a tous besoin de quelqu'un pour nous aider à surmonter les obstacles et tu seras la personne qui m'accompagnera lors de cette épreuve. Je suis sûre que tu seras là.

- Ne me déçois pas...

Ma voix se brise quand j'arrive à toi Rudi. T'es juste à coté de moi, les yeux ouverts d'un bleu océan qui contemple le ciel noir. J'aurai aimé les fermer ces yeux qui me rappellent trop de chose. J'aurai aimé les fermer pour ne plus jamais à les revoir, pour oublier le mal qu'ils t'ont fait. Car même mort, tes yeux sont toujours remplis de sentiments accusateurs, d'amour, de rêves et de vengeances. Dans l'ombre je les revois encore, luisant dans les ténèbres qui me faisaient vaciller alors qu'ils augmentaient ta détermination. J'ai envie que tu reviennes me serrer dans tes bras ! J'ai envie que tu reviennes me répéter en boucle que tout est terminé, que tout ira bien. Mais je sais que sans toi mon monde est dévasté, mon équilibre est balayé comme un fragile château de cartes. Je te cherche ma Rudi, ma p'tite Rue. Qui sait ? Peut être que je te rejoindrai plus vite que prévu.

Je jette un dernier
regard à ta petite personne fragile et autrefois si enfantine et
sérieuse. Je ne t'oublierai jamais, je te l'assure.

- Dis Rudi, je murmure, tu me recouvrira de ton sourire ? Tu m'accueillera dans tes bras ? J'ai besoin de toi comme j'ai besoin de sentir tes bras m'encercler. Accompagne moi signer mon arrêt à la vie, j'aimerai tellement te rejoindre dans les voiles de l’oubli. Partir sur le bateau qui rejoindra les rivages blancs et laiteux. Le paradis, avec vous trois. Dis à Morgane et Alina que je les aime.

Je m'avance vers lui et sa tête de serpent qui me fait vomir. Mon bras se détend alors qu'il approche sa baguette blanche et osseuse. Je sens alors une explosion dans ma tête, tout mon corps se sent brûler, tandis que la douleur bascule dans mes organes. Je la sens monter dans ma tête et
encercler mon cœur qui lutte pour garder son intégrité. La flamme se fond en lui et s'accroche pour battre les dernières défenses qu'il me reste. Mais je dois rester debout et lancer un dernier regard de défis au Lord. Je le sais que je dois le faire maintenant, je n'en aurai jamais plus l'occasion. Je regarde les étoiles qui commencent à luire, j'imagine les effluves de l'océan et goute au courage et à la peur. Tout mon corps cri merci aux gens qui m'ont aidés. Puis, alors que la souffrance devient trop puissante, j'imagine mon corps tomber, je le sens tomber. Ma joue noire s'écrase sur le sol suie. Et je me trouve face à face à Rudi, mes mains ne peuvent bouger, ce sont mes yeux qui se ferment. Je sens les larmes glisser sur mes joues et j'entends leurs rires dans ma tête.

"Bella, tu sais pleurer ?" "Hey Bella, il faudrait un jour que tu pleures pour quelque chose !".

Vous savez quoi ? J'ai pleuré pour chacune d'entre elles. Aujourd'hui, je pleure pour moi et ce monde qui me dégoute. Tout ce qui se passe n'est qu'une boucherie héroïque, ça sert à rien de se tuer pour avoir la paix. L'homme est fou et la terre malade. Et moi, je suis brisée comme un
vase en cristal qui se serait écraser sur la pire des surfaces.
La vie.




Article posté par lilo.
Paru le samedi 21 mai 2011 à 23:38
Vu 12 fois.


Répartition




La barque glissait silencieusement, puis une secousse ébranla ses habitants. La rive était arrivée et le bateau déposait son corps rompu sur la plage éclairée faiblement par notre mère la lune. Je descendais de l'embarcation, laissant aux autres occupants le soin de l'attacher pour qu'elle ne parte pas à la dérive. Quand j’eus enfin poser les pieds sur le sol, mon premier reflex fut de remettre mes cheveux en ordre, de refaire les plis de ma jupe et d'enlever les gouttes d'eau de mes
souliers vernis. Je pensais déjà à toute la boue qu'il allait s'amasser sur mes semelles et je frissonnais déjà à cette vision d'horreur. Marchant sur la pointe des pieds, la pluie inondant le sol meuble et froid, je faisais de mon mieux pour que l'eau ne fasse pas frisotter mes cheveux lavé la veille et coiffé par ma mère. Une fois cette traversée périlleuse passée, je me fondis dans le groupe, essayant d'éviter tout contact avec les élèves aux allures sales et mal soignés, qui semblaient avoir pris beaucoup de plaisir à imiter les cochons dans la boue.

Nous suivîmes le professeur de métamorphose, qui d'un geste autoritaire et froid nous fit rentrer dans la plus belle et prestigieuse école de Grande Bretagne. Les flammes des bougies et des flambeaux dansaient joyeusement sur les murs de pierre beigne alors que nos petites pointures timides se promenaient timidement, résonnant joyeusement dans le couloir chaleureux. On nous fit rentrer dans une salle époustouflante, remplis de cinq tables de bois. Quatre parallèles entre elles et la cinquième, qui accueillait les professeur, perpendiculaires aux quatre autres. Sur notre passage, des élèves intrigués levaient la tête et alors que bien des élèves baissaient les leur, je dressais la mienne. Je faisais tous ce qui était en mon pouvoir pour ne pas montrer mon admiration sur le faux plafond de la Grande Salle et je me repris plusieurs fois à avoir basculé la tête complètement pour mieux le voir.
Une fois la salle traversée, nous nous mîmes en groupe autour d'un vieux chapeaux au miteux état mais qui, selon mon père, faisait preuve d'un esprit de déduction à toutes épreuves. Le professeur déroula un parchemin taché et jaunit et commença à appeler les élèves. Je trépignais d'impatience dans mes petits souliers et quand les C furent finit et que le tour des D fut venu, je me redressais toute entière, de peur de rater mon tour.

- Drak Jewel ?

Je fis un bond en avant, et mis empressement le choixpeau sur ma tête, sous les rires des autres élèves. J'attendais le verdict.

- Ton coeur est brave et ton amour fort. Pourtant je vois ton orgueil,
ta froideur et ton narcissisme qui décide tout pour toi. La question
n'est plus difficile à présent. Serpentard !


_________________


Hermione-Granger, véritable Gryffone ♥️

Gryffondor, une maison unie ♥️
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Fiction de: Février, Mars, Avril, Mai 2011 (10)

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