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Les cinq veaux

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MessageSujet: Les cinq veaux Jeu 6 Sep - 15:23

Article posté par ΩNarvath.
Paru le samedi 5 novembre 2011 à 14:19
Vu 16 fois.


Les cinq veaux


La jeune bergère était fière : pour la première fois de sa vie, elle allait pouvoir payer le loyer au seigneur à la date voulue. Chaque année, elle devait implorer sa clémence, et lui demander un délai supplémentaire. Mais cette fois-ci, elle pourrait se rendre au château la tête haute, elle n'aurait rien à quémander.

C'est ainsi que la jeune fille avança dans les terres de son seigneur, se dirigeant vers le grand château. Une fois arrivée sur place, elle frappa à la grande porte. Un serviteur vint lui ouvrir.

- Ah, c'est vous ! Bien, suivez-moi.

Plutôt que de la faire entrer comme elle s'y attendait, le serviteur sortit, referma soigneusement la porte et longea les douves. Intriguée, la pauvre bergère le suivit. Ils ne tardèrent pas à s'arrêter, et l'homme lui annonça :

- Vous allez rester ici, quelqu'un d'autre viendra bientôt vous chercher pour vous conduire au maître. Mais il va recevoir toute la bonne société aujourd'hui, alors il n'est pas disponible pour vous pour l'instant.
- D'accord... répondit inutilement la jeune bergère.

Et le serviteur, faisant demi-tour, la laissa plantée là. Environ une demi-heure plus tard, la bergère put voir de riches chevaliers et de nobles dames défiler sous ses yeux pour franchir la grande porte. Ils étaient richement vêtus, chevauchant de magnifiques destriers. Elle les enviait, et pour passer le temps, elle décida d'imaginer sa vie si elle était si riche.

Mais cette occupation fut vite épuisée. L'après-midi était déjà avancé, et toujours aucun signe du seigneur. Lassée d'attendre, elle se dirigea à grands pas décidés vers la porte principale. Pour une fois qu'elle pouvait payer son loyer, elle marcherait la tête haute, et le seigneur pouvait tout de même avoir au moins la politesse de la recevoir !

La porte franchie, la jeune femme se trouva face à une table immense couverte de mets divers et apparemment délectables. N'ayant rien mangé depuis le matin, son ventre se mit à crier famine. Mais heureusement, ces yeux ne purent s'attarder plus longtemps sur la nourriture : le seigneur, attablé avec ses convives, la héla :

- Tiens, voici la bergère !

Tous les convives, curieux, se tournèrent vers elle. Intimidée, elle ne bougea plus et baissa les yeux.

- Que.. Ah oui, le loyer ! Eh bien, je ne peux pas te recevoir maintenant, comme tu le vois, mais un serviteur va te conduire dans l'antichambre et tu m'y attendras.
- Oui, monseigneur... répondit-elle d'une petite voix.
- Mais puisque tu es là, tu vas nous amuser ! Raconte-nous une histoire, bergère.
- Une histoire ? Monseigneur ? s'étonna la pauvrette.
- Oui, une histoire ! Tu dois en connaître, non ? Narre-nous donc une bonne histoire du pays.
- Mais... Je ne sais pas... Je...
- Allons, allons ! ria le noble.
- J'en connais bien quelques-unes, mais ce sont des histoires de la campagne, elles n'ont pas grand intérêt pour vous... murmura-t-elle en laissant son regard parcourir l'assemblée de nobles gens.
- Raconte, bergère ! ordonna le seigneur, qui commençait à perdre patience.
- Bon, alors... Eh bien... Voilà. Savez-vous que j'ai déjà eu une vache qui mis bas cinq veaux ?

Les convives se tournèrent vers le maître des lieux, s'attendant à ce que celui-ci commente philosophiquement cette nouvelle. Mais rien ne vint, le seigneur ne savait que dire, il n'était pas grand penseur hormis quand cela concernait l'or et les affaires. D'ailleurs, il ne voyait que très vaguement ce qu'était une vache : une grosse bête avec des mamelles et des cornes. Après quelques instants de silence, il dit simplement :

- Ça alors, cinq veaux ! Incroyable, n'est-ce pas ?
- Oh oui, voyez-vous ça ! ria de bon cœur un vieux noble assez dodu.
- Quelle... tragédie, continua le seigneur, qui avait plus d'assurance avec l'amusement provoqué chez l'un de ses invités. Cinq veaux... Alors que la vache n'a que quatre mamelles. Dis-nous, bergère, comment faisait le cinquième veau, pendant que les quatre mangeaient ?
- Eh bien, monseigneur, il faisait comme moi avec vous : il les regardait manger.


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