La Magie de Poudlard

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La naissance du vampire Dracula

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MessageSujet: La naissance du vampire Dracula Jeu 6 Sep - 15:37

Article posté par ΩNarvath.
Paru le lundi 30 avril 2012 à 09:41
Vu 6 fois.


La naissance du vampire Dracula







En l'an de grâce 1462, Constantinople était tombée. Les Turcs musulmans répandirent en Europe leur armée de conquérants, attaquant la Roumanie, menaçant toute la chrétienté. Les massacres qu'ils causaient étaient si nombreux et si violents que le sang imbibait la terre craquelée par la glace, la rendant infertile et attirant les corbeaux, qui se jetaient sur les cadavres encore chauds avec une avidité démoniaque.
C'est ainsi que le prince Draculia fut amené, en sa qualité de chevalier de l'Ordre Sacré du Dragon, à prendre les armes contre ces envahisseurs qui ravageaient son pays. A la veille de la bataille, sa promise, Elizabeth, qu'il chérissait plus que tout au monde, comprit qu'il devait affronter une force insurmontable. Et qu'il risquait de ne jamais revenir.
Effrayée, la jeune femme, dans une dernière étreinte, lui murmura « Mon amour, si par malheur tu ne devais pas revenir... Je te rejoindrai... Et nous serons à nouveau ensemble, pour l'éternité. ». Draculia serra plus fort la main de sa tendre amie, profitant une dernière fois de sa chaleur. « Je reviendrai, n'aie crainte. », lui jura-t-il. Puis il partit pour la guerre, emportant comme dernier souvenir de sa fiancée ses beaux yeux bruns qui le regardaient comme si c'était la dernière fois qu'elle le verrait.



***


La bataille faisait rage autour de lui. Son cheval était déjà mort ; embroché par une lance ennemie en plein poitrail. Le prince Draculia avait réussi à sauter de son cheval avant d'être bloqué sous lui mais, alourdi par son armure, il s'était foulé la cheville, ce qui l'avait mis en position de faiblesse face à ses adversaires. Il pensa à Elizabeth, à ses doux yeux bruns, à ses longs cheveux noirs, à son odeur de fleur, à la douceur de sa peau. Le courage lui revint, et il parvint à ignorer la douleur, se redressa et hurla à ses ennemis sa colère, la déversant dans chaque coup qu'il portait. A chaque fois que son épée sifflait, un homme trouvait la mort.
Au fil des heures, les cadavres s'agglutinèrent autour de lui, jusqu'à lui arriver à la taille. La bataille semblait ne jamais vouloir se finir ; sitôt qu'un soldat adverse tombait, un autre prenait sa place. Draculia avait quelques blessures en plus de sa cheville cassée, qui allaient des égratignures insignifiantes jusqu'à une longue estafilade le long de son bras, due à une épée adverse qui avait glissé sous ses brassards en cuir. Cela le brûlait, ralentissait ses coups et réduisait leur force. Il était aussi partiellement aveuglé à cause du sang qui avait giclé sur son heaume et dégoulinait entre les fentes. Néanmoins, il continuait de se battre, animé par l'espoir de revoir Elizabeth.
Et les cadavres continuaient de s'amonceler à ses pieds.



***


Les corbeaux avaient déjà commencé leur festin, ils étaient par endroit si nombreux que les corps disparaissaient sous leurs plumes.
Le prince Draculia enjambait les corps avec indifférence. Amis ou ennemis, il n'était plus possible de les distinguer : maculés de sang, ils étaient méconnaissables ; ou bien ils avaient déjà été à moitié dévorés, par les corbeaux et les chiens qui s'étaient mis à errer sur le champ de bataille depuis peu. La bataille s'était terminée avec la défaite des Turcs quelques heures auparavant, et il ne restait de l'armée de Transylvanie plus que deux ou trois centaines de soldats, qui étaient à présent occupés à soigner les blessés ou à brûler les corps.
Plongé dans la folie de la bataille, puis l'hébétude qui avait suivie la simple pensée d'être encore en vie après avoir vu -et causé- tant de morts, l'avaient maintenu dans l'isolement de son silence pendant près d'une heure. Ayant à peu près repris ses esprits et se rendant compte que ses blessures le faisaient souffrir, il s'était alors mis à marcher, comme il le faisait à présent.
Il pensait à se diriger vers les tentes pour y être soigné quand tout à coup, un jeune page se précipita vers lui, complètement affolé.

- Monseigneur ! Monseigneur ! Sire Draculia !
- Que se passe-t-il ? demanda ce dernier, interloqué de voir tant de panique après la bataille. D'autres soldats Turcs ?
- Non, Sire, il ne s'agit pas de cela ! C'est que... qu... qu...
- Eh bien, parle ! Ne me fais pas languir avec des bégaiements !

Le jeune homme tressaillit. Puis il parvint à reprendre :

- C'est... au sujet de... Enfin... Monseigneur, on ne vous voyait pas reparaître, vous comprenez ? Alors nous... nous avions pensé que vous étiez peut-être mort... Cela fait maintenant près d'une demi-journée que les derniers ennemis ont été tués, et vous ne reveniez pas...

L'inquiétude de ses soldats et des généraux ne le touchait jamais. Cette fois-ci, cependant, le prince Draculia frissonna sans qu'il sut pourquoi. Un malaise monta en lui, qui se mua en peur lorsque le page acheva :

- Alors ils ont env... envoyé un m... messager à cheval, afin de prévenir le château et votre promise, Dame Elizabeth... de votre mort...
- UN CHEVAL ! hurla Draculia. APPORTEZ-MOI UN CHEVAL SUR LE CHAMPS ! IL DOIT ÊTRE RATTRAPE, AVANT QU'IL N'ANNONCE CELA A ELIZABETH ! HÂTEZ-VOUS, SOMBRE CRETIN !

En quelques minutes, un fougueux cheval lui fut amené. Le prince sauta sur son dos, et sa monture s'élança en un galop effréné, faisant claquer sa cape au vent.



***


Le voyage parut s'éterniser. Les flancs du cheval saignaient abondamment, tant Draculia lui enfonçait désespérément ses éperons pour le faire galoper plus vite. Dans le crépuscule, repérer le chemin devenait plus difficile, et franchir les sentiers escarpés des montagnes plus dangereux, mais rien ne le ralentirait pour retrouver son amour.
Si Elizabeth se donnait la mort... A cette pensée, des larmes roulèrent sur ses joues, tandis que son cœur lui faisait tellement mal qu'il cru un instant mourir.
Mais il ne devait pas mourir.
Pas maintenant.
Il devait rejoindre Elizabeth, vite, avant le messager.
Alors, il pourrait la serrer contre lui, sentir la chaleur de son corps et les battements de son cœur, comme lorsqu'ils s'étaient séparés la veille de la bataille... Quand cela était-ce ? Il ne se souvenait plus. Tout ce qu'il savait, c'est que le temps jouait contre lui. Et que dans ce combat, son amour était impliqué.



***


Douleur. Une intense douleur, insurmontable chagrin.
J'avais hurlé, et mes hurlements s'étaient répercutés dans tous les couloirs du château aux pierres glacées.
On m'avait reconduite de force à mes appartements, dans lesquels j'avais renversé tout ce qui passait à portée de main.
Puis, l'emplacement où devait se trouver mon cœur était devenu silencieux. Je savais pourquoi : lui mort, mon cœur l'était aussi.
Ne restait que le vide.
Rien. Rien. Rien.
Étrangement, cette pensée m'apaisa. Car il ne me restait plus qu'une chose à faire : mourir. Pour quoi, pour qui vivrais-je ? La seule personne qui me rattachait à la vie n'était plus de ce monde.
Pourquoi m'attarder ? Mon amour m'attendait de l'autre côté, je pouvais presque voir sa silhouette cachée par le rideau qui séparait la mort et la vie.
Mon regard parcourut la pièce, et s'arrêta sur la fenêtre qui donnait sur la rivière.
Ce que je devais faire m'apparut avec une clarté évidente.
Je rédigeais alors quelques mots, maniant la plume avec douceur, comme j'aurais caressé mon amour. Puis, une fois l'encre sèche, je la mis dans mon corset, serrée contre mon cœur.
Et je sautais le rejoindre.



***


Les dalles de la cour du château résonnèrent tandis que le cheval du prince, épuisé, déboula au galop dans la cour, projetant des gouttes de sang aux alentours. Sitôt que Draculia sauta de son dos, le pauvre animal s'arrêta et se laissa tomber à terre, tremblant. Les palefreniers accoururent s'occuper de la bête tandis que les sentinelles, qui avaient vu depuis la muraille le prince présumé mort arriver, répandirent la nouvelle :

- Le sire Draculia ! Il est arrivé !

Sans se préoccuper d'eux, le chevalier se rua dans les couloirs du château. Il tomba sur les régisseurs, qui furent stupéfaits de son arrivée.

- Elizabeth, souffla-t-il. Où est-elle ? Je dois la voir !

Ils prirent quelques instants pour se remettre du choc, comprenant tout à coup que le messager apportait un message faux, et que...

- La Damoiselle est morte, mon prince, articula prudemment l'un d'entre eux, craignant la réaction de ce terrible chevalier.

Le sol tangua sous ses pieds. Les mots continuaient de résonner, vide de sens, dans sa tête. « Morte, morte, morte. Elizabeth est morte. Morte, morte, morte. »
Sans un mot, les hommes présents le guidèrent jusqu'à la chapelle. Là, se trouvaient des prêtres, occupés à la prière. Et au pied de la croix, elle. Un instant, il crut la voir dans son lit, en train de dormir, paisible, dans la lumière précédant l'aube. Mais la douceur de cette vision fut brûlée par la souffrance qui éclata soudainement dans son cœur : elle dormait d'un sommeil froid et éternel ; et ne se réveillerait pas. Il trébucha vers elle, et les prêtres présents reculèrent pour lui laisser la place tandis que les hommes qui l'avaient escorté jusqu'ici refermaient la lourde porte et s'en allaient. Il tomba à genoux devant son corps, et caressait ses cheveux en tremblant. Un filet de sang avait coulé de sa bouche, sa robe et ses cheveux noirs étaient encore humides. De même qu'une lettre tâchée de sang qui reposait sur sa poitrine.



Le prince est mort.
Plus rien n'existe sans lui.
Puisse Dieu nous unir au Paradis.


Draculia ne put retenir ses larmes. Il pleura sur son amour, son seul et unique amour. Un des prêtres déclara alors, d'une voix froide et tranchante :

- Elle a pris sa propre vie. Son âme ne peut être sauvée. Elle est damnée. C'est la loi de Dieu.

Draculia hurla. Il hurla tout son chagrin, toute sa rage. Elle était étendue au pied de la croix d'un Dieu pour qui lui, le prince Draculia, chevalier de l'Ordre Sacré du Dragon, s'était battu, et qui le remerciait ainsi : en le séparant de celle qu'il chérissait le plus. Alors, se redressant, il cracha au prêtre :

- Est-ce là ma récompense pour avoir défendu l'Eglise de Dieu ?
- Sacrilège ! lui répondit le prêtre, tandis que le prince jeta à terre l'eau bénite.

Renversant la tête en arrière, Draculia hurla :

- JE RENONCE A DIEU !

Effrayés, les prêtres multipliaient les signes de croix et les prières.

- Je me relèverai de ma propre mort... POUR LA VENGER AVEC LES POUVOIRS DES TENEBRES !

Se faisant, Draculia sortit son épée de son fourreau et la planta au centre de la croix au pied de laquelle reposait le corps d'Elizabeth. Du sang se mit à couler de la croix, des yeux des statues, des cierges. Le prince ramassa une coupe d'or sertie de pierres précieuses et la leva face à la croix pour recueillir le sang.

- Le sang est la vie, et elle doit être mienne !

Il but le sang contenu dans le coupe, tandis qu'il se répandait aussi dans toute la chapelle à la même vitesse que la terreur des prêtres augmentait. Ils s'enfuirent à l'instant où le sang allait les toucher. Draculia recula. Un vent violent se leva à l'intérieur de la chapelle ; il semblait venir de la croix.
Il s'était condamné à la solitude de l'immortalité, à la douleur éternelle.
Une dernière fois, il hurla.

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