La Magie de Poudlard

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Kilarn & Syathri

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MessageSujet: Kilarn & Syathri Jeu 6 Sep - 15:38

Article posté par ΩNarvath.
Paru le mardi 26 juin 2012 à 11:24
Vu 6 fois.


Kilarn & Syathri




L'air-lourd-puant-odeur-des-deux-pattes-blessés entrait dans mes larges poumons, et ressortait en faisant jaillir de petites flammes de mes naseaux. Le siège de la ville de Maraud durait depuis plusieurs jours, si bien qu'on nous avait dépêchés, Kilarn et moi, l'achever pour enfin éradiquer la menace grandissante des rebelles.

Depuis cinq décennies que Galbatorix était tombé, ainsi que son terrible dragon Shruikan, les quelques hommes qui avaient sciemment rallié le roi félon et lui avaient librement prêté serment s'étaient regroupés pour former une petite ville en bordure du fleuve de Ramr. Nasuada, notre souveraine, les avait laissé en paix, préférant ne pas provoquer inutilement une autre guerre. Mais ces dernières années, la ville avait considérablement grossie, au point d'atteindre les proportions de la ville de Teirm, et elle était aussi bien conçue pour la défense. Depuis, des troupes y avaient été entraînées, et à présent ses soldats s'attaquaient aux petits villages et près des grandes villes. De nombreuses plaintes parvenant à la reine, elle envoya un petit groupe de soldats, une centaine, régler l'affaire. Mais le nombre d'ennemis fut sous-estimé, et nos soldats vaincus. Depuis plusieurs jours, malgré les efforts des troupes, la ville restait imprenable, elle était trop bien défendue ; et inutile de penser à affamer la population : les hautes murailles entouraient les champs et les fermes, et près d'un fleuve l'eau ne manque pas. Mais le pire, c'était que la ville de rebelles était soutenue par un couple de dragon et Dragonnier. Alors, Nasuada contacta Arya, reine des Elfes et Dragonnière de Firnen, pour lui demander de contacter Eragon et Saphira, retirés depuis la chute du roi hors de l'Alagaësia. C'est ainsi que moi, Syathri, et mon compagnon-de-cœur-et-d'âme Kilarn, avons été envoyés par nos maîtres prêter assistance aux hommes de Nasuada. Étant parmi leurs élèves les plus âgés, et donc les plus expérimentés, nous avions eu la chance d'être choisis, et la perspective de faire mes preuves m'excitait.

Lorsque nous sommes arrivés près de Maraud, Kilarn pensait que notre seule présence inciteraient nos ennemis à se rendre. Mais il apparut rapidement que la situation était tout autre : en effet, sitôt arrivés, le général de Nasuada tint un conseil dans sa tente afin de nous mettre au courant des derniers évènements. La ville, malgré son excellente défense, serait vite tombée ; si elle n'avait pas été défendue par un dragonnier et son dragon.

« Comment un dragon et son dragonnier ont-ils pu échapper à la surveillance du Royaume ? » avais-je demandé en montrant les dents pour exprimer mon incompréhension et mon agacement.
- Eh bien, la question n'est pas tout à fait élucidée. Votre maître, Eragon, nous envoyait régulièrement des œufs : ils étaient expédiés d'abord à Arya, qui ensuite les envoyait à Ilirea pour les hommes, à Farthen Dûr pour les nains, et sur la Crête pour les Urgals. Peut-être -sans remettre en doute les immenses pouvoirs de votre maître, bien sûr- un œuf a-t-il échappé à Eragon ?
- C'est impossible, fit remarquer doucement Kilarn. Arya l'aurait signalé à Eragon si un œuf n'était pas arrivé à destination. Les œufs sont surveillés et l'absence de l'un d'eux ne serait pas passée inaperçue.
- Alors, cela ne laisse qu'une option, soupira le général. Un œuf aura été volé durant un voyage, puis rapporté à Maraud dans l'espoir qu'il finirait par éclore. L'oeuf volé aura été remplacé par une illusion peut-être ? Leurs magiciens sont très habiles, très rusés. C'est un projet fou et très incertain, mais il aura fonctionné, en tout cas.

Le général poussa un nouveau soupir, ce qui fit monter une odeur-puante-haleine-avinée-dents-pourries jusqu'à mes naseaux. C'est dans ce genre d'instant que je regrettais d'avoir un odorat très sensible.

- Mais là n'est pas la question, reprit-il. Pour l'instant, le plus important est d'abattre au plus vite la résistance de cette cité. Plus tôt elle sera soumise, mieux cela vaudra...
- Alors, nous attaquerons le dragonnier et son dragon. Nous les tiendrons assez occupés le temps que vous repreniez Maraud. S'ils ne se soumettent pas -j'espère que si-, nous serons obligés de les tuer, selon nos ordres. Bien que ce soit à contre-cœur.
- Les ordres seront transmis. Je vais vous faire conduire à votre tente, et un repas vous sera apporté. Que mangez-vous, Syathri ? s'enquit poliment l'homme-haleine-pestilentielle.

« Conduisez-moi aux enclos, j'y prendrai deux vaches. »
« Gourmande », se moqua Kilarn.
« Bah, c'est notre première mission, autant marquer les esprits », ricanai-je.


Nos deux-pattes-soldats avaient décidé d'attaquer en pleine nuit, quelques heures avant l'aube, à la surprise générale. Cela leur avait bien réussi, et ils prenaient l'avantage. Mais nos adversaires à nous ne s'étaient pas encore montrés, ce qui nous inquiétait. Nous aurions préféré les affronter aussitôt et les soumettre ou les tuer. Cette attente était agaçante. Heureusement, à force d'insister, Kilarn avait fini par accepter qu'on se mêle un peu à la bataille, toutefois sans trop nous fatiguer, au cas où les deux nous prendraient par surprise. A cette idée, je retroussai mes lèvres. « Qu'ils viennent, je les attends ; qu'ils osent s'attaquer à nous plutôt que se terrer comme des lapins quand sonne l'heure du combat ! »

Crachant l'eau-de-feu-liquide de mon ventre, qui s'enflammait au contact de l'air, je brûlais vifs dans leurs stupides armures-plaques-de-métal-rigides les ennemis qui étaient assez stupides pour trop s'approcher de moi. Mais la plupart du temps, je tuais par mes crocs et mes griffes.

Attrapant un soldat ennemi entre mes crocs, je refermais les mâchoires d'un coup sec, faisant gicler le sang-goût-métallique dans ma gueule brûlante. C'est alors que je subis ma première blessure : une lance, jetée avec force, vint se loger dans la membrane de mon aile, la déchirant. Mon sang jaillit, et des gouttes fumantes volaient aux alentours tandis que je rugissais de douleur. Kilarn abattit d'un revers un de ses assaillants, et en décapita trois autres dans le même mouvement avant de se diriger vers moi. Par le lien mental qui nous unissait, je sentais son angoisse. Je détestai qu'on s'inquiète pour moi, et la douleur était si vive qu'elle me rendait plus forte. Je projetais cinq personnes avec ma queue, et me précipitait, hurlant et tout crocs dehors, vers celui qui avait lancé la lance. J'eus la satisfaction de ressentir son intense terreur avant que son esprit ne bascula dans le néant, et je pus même apercevoir dans son esprit-faible-apeuré ma propre image : une dragonne couleur améthyste rugissant, cou tendu dans sa direction, tous crocs dehors, puis le noir. Il était tout naturel qu'il me craigne, et qu'il ait osé me blesser m'ulcérait. Mais il avait payé, tout comme le paierait tous ceux qui oseraient s'opposer à moi.

- Syathri !

Je tournai la tête en direction de mon compagnon-de-cœur-et-d'âme, retroussant les lèvres en une parodie de sourire. Mais la peur qu'il ressentait arrêta net mon envie de tuer : derrière moi, une cinquantaine d'archers étaient en ligne, sur la muraille, prêts à tirer. Ce qu'ils firent à l'instant où je posais mes yeux sur eux.

- Letta !

Le sort de Kilarn stoppa les flèches-petits-frelons-piquants à trois pieds de ma tête, et elles tombèrent en tas à mes pieds. Furieuse, je crachai un jet de flammes violettes dans leur direction ; malheureusement, la distance était trop importante, et je pus à peine leur roussir les poils. Je m'apprêtais à sauter sur la muraille quand un rugissement se fit entendre. Aussitôt suivi par des exclamations de joie chez nos adversaires.

« Ce sont eux », grognais-je en me décidant à ouvrir mon esprit à Kilarn, malgré le risque que nos esprits soient assaillis par des magiciens.
« Je sais ! Viens-là que je soigne ton aile, avant qu'ils ne fondent sur nous ! Et ne refais plus jamais de coup comme tu m'as fait là ! »
« De quoi parles-tu ? »
« Foncer sur les soldats comme une imprudente, blessée et loin de moi. »
« Petit homme », ronronnai-je, « Tu sais bien que c'est à eux d'avoir peur et de trembler devant moi, pas le contraire. Je suis un dragon, après tout. »
« A cause de ces flèches, tu aurais été un dragon mort. »

- Waise heill, incanta Kilarn.

La membrane de mon aile me démangea furieusement, puis je ressentis un intense soulagement. Je m'accroupis pour qu'il puisse monter sur mon dos, sur l'inconfortable-selle-pièce-de-cuir, puis me redressais pour scruter les alentours. Je sentis que Kilarn faisait de même avec son esprit.

« Ils attaquent nos forces du côté nord-ouest. »
« Allons-y, alors. »

J'ouvrais mes ailes, les étendant au maximum de chaque côté, avant de les remonter jusqu'à ce qu'elles se touchent. J'aimais ce moment juste avant de m'envoler. Puis, poussant sur mes pattes, j'abaissais au même moment mes ailes. Un bref instant, je semblais immobile dans les airs ; il aurait suffit d'un rien pour me faire revenir au sol-dur-qui-brise-les-os. Puis, j'agitais vivement mes ailes, deux fois et je m'étais élevée dans le ciel-pur-qui-caresse-mon-corps. Consciente du spectacle que j'offrais, j'étais ravie.

Par la brillance de mes écailles couleur améthyste dans la lumière de l'aube, j'éblouissais.
Par mon vol empli de grâce, j'impressionnais.
Par ma férocité et le sang qui maculait mes griffes et mes crocs, j'effrayais.
J'étais sans conteste la plus belle créature d'Alagaësia.

Je m'étais élevée d'à peine cinquante pieds qu'on les aperçus. D'un bleu sombre comme le début de la nuit, il devait faire la moitié de ma taille. En vol lui aussi, il crachait du feu sur nos troupes, et sur son dos se tenait un jeune homme en armure-plaques-de-métal, qui semblait de petite taille, même de loin.

En nous apercevant, Kilarn et moi, le dragon bleu referma ses crocs et se tourna vers nous, babines retroussées, l'air mauvais. Puis, il s'éleva à la verticale dans le ciel. Peu inquiète -pourquoi des novices tels qu'eux m'effraieraient ?- je fis de même. Quand j'arrivais au-dessus des nuages, là où l'air commence à se raréfier, j'eus à peine le temps de les voir que le dragon-novice-faible d'esprit me fonça dessus. Entraînée, je n'eus qu'à effectuer une roulade pour l'éviter ; puis, vive comme un serpent, je projetai mon long cou dans sa direction, et mes mâchoires se refermèrent sur sa cuisse.

Le dragon bleu hurla, et son sang fumant me piquait la langue.

« Syathri, relâche-le. » me demanda Kilarn. « Nous devrions essayer de leur parler, avant. »
« C'est lui qui m'a attaquée », grognais-je. Mais je le relâchais tout de même.

Le dragonnier ennemi, malgré son heaume-casque-de-métal qui cachait ses traits, semblait inquiet pour son dragon. Il tendit la main vers la blessure béante, prononça quelques mots, et celle-ci se referma.

- Nous ne sommes pas venus pour vous tuer, commença doucement de sa voix apaisante Kilarn, toujours très calme. Nous voulons seulement que vous vous rendiez, et que vous veniez avec nous chez nos Maîtres Eragon et sa dragonne Saphira. Ils vous accueilleront, vous serez chez vous parmi les dragonniers et les dragons, vous n'aurez pas à vous cacher, vous serez bien traités. Vous devez cesser de défendre cette ville de traîtres, qui abuse de la liberté que Dame Nasuada leur a laissée.

- Nous ne dépendons pas de l'autorité de Dame Nasuada... répondit le dragonnier, d'une voix emplie de venin. Elle n'a aucun pouvoir légitime ! Elle s'est emparée du trône par la force !

- Galbatorix avait fait de même, et s'était érigé en tyran tout-puissant pour dominer tous les peuples d'Alagaësia. Nasuada n'est pas comme lui.

- Galbatorix était un homme bon, qui nous a libéré du joug des dragonniers et nous a apporté la connaissance ! Sous son règne, tous ont pu prospérer !

- Tu récites les leçons que l'on t'a forcé à apprendre, maugréa Kilarn d'un ton plus dur. Voyagez avec nous, nous te montrerons autre chose que ta vision limitée des évènements passés et présents.

- Nous n'abandonnerons pas notre cité, et nous ne vous suivrons pas !

L'air était lourd, je sentais nos adversaires crispés et prêts à nous attaquer. Je tentais alors d'entrer dans l'esprit du dragon bleu pour communiquer avec lui, mais il le tenait fermé et je ne voulus pas insister, pour ne pas le pousser à agir. Après tout, je ne voulais pas les tuer. Ils étaient endoctrinés depuis leur naissance pour embrasser les projets de leurs dirigeants. Si seulement ils pouvaient s'en rendre compte...

- Si vous refusez, nous devrons vous tuer. Vous laisser la vie sauve et pour que vous tuiez les soldats du Royaume dans votre tentative éperdue de conquête, ce serait trop dangereux. Ce sont nos ordres.

- Vos ordres ? Et vous dites ensuite que c'est nous, qui agissons sous la contrainte ?

Le jeune dragonnier éclata d'un rire sans joie, un rire froid. Sitôt qu'il se tut, son dragon cracha un jet de flammes dans notre direction. Heureusement, Kilarn nous avait protégé d'un sort, et les flammes passèrent de chaque côté sans nous faire de mal, mais la chaleur qui s'en dégageaient nous aveuglait. Quand elles se furent dissipées, nous vîmes nos adversaires s'enfuir au loin dans le ciel-air-lourd-puant-de-la-bataille. Avec un rugissement de joie, je me mis à leur poursuite, battant des ailes de toute ma force, usant de toutes mes connaissances sur les courants d'air pour gagner un maximum de vitesse. Le dragon bleu n'avait pas d'éducation, cela se voyait : bien que son instinct lui fut utile et essentiel, il manquait beaucoup de détails qui lui auraient peut-être permis de me distancer encore quelques temps. Au lieu de quoi, je le rattrapais en quelques secondes, je volais au-dessus de lui. Je voulus me laisser tomber sur son dos pour le bloquer, mais il devina ce que j'allais faire, et dès que je fus assez proche, il plongea en direction du sol-dur-qui-brise-les-os. Il aurait pu tout aussi bien ne pas bouger : volant toujours au-dessus de lui, je pouvais le harceler jusqu'à ce qu'il soit obligé de se poser. Dès qu'il changeait de direction, je le fouettais avec mes ailes, il était obligé de voler droit. Agacé, il se tourna sur le dos et cracha l'eau-de-feu-liquide de son ventre. C'est alors qu'on entendit un hurlement strident : son dragonnier, pas très rompu aux manoeuvres aériennes visiblement, venait de glisser de la selle, et tombait vers le sol. Il n'était déjà plus qu'à deux cents toises quand son dragon, effrayé, plongea pour le récupérer.

Sur l'accord de Kilarn, je redescendais derrière le dragon bleu, qui tenait son dragonnier entre ses pattes avants. Il se posa maladroitement et je fis de même avec grâce et assurance, nous étions à environ un mile de la bataille. Nos adversaires tremblaient désormais, ils avaient perdu quelque peu leur fierté, et leurs railleries froides restaient dans leurs gorges.

Nous remarquâmes que le dragonnier adverse, debout, faisait à peine la moitié de la taille de Kilarn. Kilarn avait beau être très grand, l'adversaire ne pouvait être qu'un nain ! Mais c'était impossible, un nain n'accepteraient jamais les projets fous de cette cité, et puis sa voix n'était pas rocailleuse comme la leur. Me tirant de mes réflexions, la demi-portion-d'apprenti-ridicule tira son épée, dont la pointe s'agitait si fort qu'elle en devenait floue. Kilarn fit de même avec la splendide Verve, une épée de dragonnier aussi violette que mes écailles. Notre adversaire parut encore moins décidé : son épée humaine n'avait aucune chance face à celle de Kilarn. Le dragon bleu-faible-d'esprit-et-novice, tapit, était prêt à nous attaquer.

Lui et son compagnon-de-cœur-et-d'âme se regardèrent, et j'eus l'effrayante impression que ça ressemblait à un dernier regard. Je sentis le désarroi de Kilarn. Inquiète, je me crispais et me mis en position d'attaque.

- Nous serons la lueur pour tous les rebelles. Nous sommes le commencement d'une grande révolution qui embrasera toute l'Alagaësia, à commencer par ici, déclama le minuscule dragonnier d'une voix éteinte. Il semblait qu'il avait répété cette phrase des milliers de fois.

Kilarn ouvrit la bouche pour dire quelque chose, mais son adversaire s'était déjà jeté sur lui, lame en avant ; et le dragon bleu sauta sur moi. Je n'eus aucun mal à esquiver, et je le mordis au niveau de la base crânienne. Je m'attendis à une résistance et à un combat violent, mais le dragon-novice s'effondra soudain avec un hurlement de douleur et de chagrin. Ahurie, je le lâchais et tournais mon regard d'améthyste vers Kilarn : son adversaire s'était embroché sur son épée.

- Non... s'étrangla Kilarn. Je n'ai pas voulu, j'ai dévié sa lame, et...

Il posa son adversaire mourant au sol, qui se couvrait déjà d'une flaque de sang dont l'odeur métallique emplissait l'atmosphère. Délicatement, Kilarn ôta son heaume pour voir ses traits : un enfant d'une douzaine d'années, les cheveux blonds et poisseux à cause de la sueur. Ses yeux, d'un noir aussi intense que les cheveux de Kilarn, se révulsèrent. Dans son agonie, il murmura : « Nous sommes des martyrs. Le peuple n'aura plus foi en des gens comme vous, qui tuent des enfants et des dragons. ». Il jeta un ultime regard à son dragon, au compagnon de sa vie. Ils ne mêlèrent pas seulement leurs yeux, mais aussi leurs pensées et leur amour dans une dernière étreinte. Puis la conscience de l'enfant s'éteignit, et il sombra dans le néant, aussitôt suivi par son dragon.

Le silence se maintint si longtemps que ce n'est que lorsque le soleil fut haut dans le ciel et que sa chaleur fut difficile à supporter que Kilarn remua. Et il me regarda, pour prononcer ces paroles dans mon esprit : « Le temps de la paix est terminé. L'Alagaësia va à nouveau être ravagée par les guerres. Nous devons partir et en informer nos Maîtres. », puis il rengaina son épée. Il monta sur mon dos, et nous nous envolèrent à nouveau dans le ciel lumineux, laissant derrière nous les corps de nos ennemis vaincus.

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